Capture%20d%E2%80%99%C3%A9cran%202020-07

Série : 2034, fiction ou réalité ?

 

2/8 : manipulation du cerveau et casques transcrâniens

  

Fiction : Dans 2034, Julia, l’héroïne du roman, entraîne Pierre dans une expérience peu commune qui vise à lui donner confiance en lui. Après une séance d’entrainement de deux heures au tir, muni d’un casque transcrânien, il est plongé dans une salle d’entrainement militaire où il doit descendre avec la jeune femme une quarantaine d’ennemis virtuels lourdement armés.

« Quand il revient devant la porte de l’espace d’entraînement, deux heures après l’avoir quittée, une partie de son appréhension a disparu. Mais le bruit infernal des fusillades le replonge rapidement dans l’angoisse. (…) Ses mains sont moites. Il arrive à peine à tenir son fusil. Il renoncerait volontiers, mais il n’en a plus la force. (…)

Quand Julia a augmenté l’intensité du courant électrique qui lui traverse le cerveau, il a perçu un léger picotement, puis comme un goût de métal dans la bouche. Mais il a surtout ressenti immédiatement une très grande paix. Pour la première fois de sa vie, toutes ses voix intérieures se sont tues. Il est maintenant calme, concentré sur son objectif. Sans crainte et sans doute. (…)

Ils progressent ensemble. Ils sont à l’unisson dans leurs gestes, dans leurs réactions, décimant l’ennemi méthodiquement. (…) Pierre en tire un sentiment d’invulnérabilité. Quand la lumière se rallume pour indiquer que la séance est terminée, il est déçu. Il aurait aimé continuer. »

Réalité : Des progrès considérables ont été obtenues depuis quelques années en neuro-technologies, grâce aux recherches menées sur les maladies neurodégénératives : Alzheimer, Parkinson, Huntington… Certains traitements de la maladie de Parkinson consistent aujourd’hui à implanter de minuscules électrodes dans le cerveau, reliées à un boîtier qui génère un courant électrique faible et envoie des ondes de haute fréquence dans le noyau sous-thalamique. Les résultats sont saisissants. Dans un reportage de France Télévision de 2015, on voit un patient parkinsonien, avant l’intervention, incapable de marcher normalement ou de saisir un objet. Après l’opération, le déclenchement du stimulateur arrête instantanément ses tremblements ; il arrive même à esquisser des pas de valse.

Ces électrodes sont également utilisées pour soigner les syndromes de stress post traumatique de soldats après le combat, en paralysant la zone du cerveau responsable de la dépression. Moins invasifs, des casques de stimulation crânienne, produisant de faibles champs électromagnétiques, sont également utilisés par l’armée américaine pour stimuler ou inhiber certaines activités cérébrales. Grâce à eux, il serait possible de renforcer la concentration d’un individu ou de supprimer ses angoisses.

Le passage de 2034 ci-dessus est directement inspiré d’une expérience racontée en 2012 par Sally Adee, journaliste au New Scientist, qui a été autorisée à tester ce type d’outil. Elle raconte d’abord comment elle a été terrassée par la peur quand elle est entrée dans une salle d’entrainement pour snipers de l’armée américaine, sans le stimulateur transcrânien, puis comment elle s’est mise à abattre froidement et méthodiquement ses adversaires virtuels quand celui-ci a été branché.

Elle concluait :

« A quoi ressemblerait un monde dans lequel nous porterions tous ces petits casques qui nous garderaient confiants, libres de tout doute et de toute peur ? J’en porterais un tout le temps et j’en aurais deux dans mon sac à dos au cas où quelque chose arriverait au premier. »

Alors, 2034 : fiction ou réalité ?

2034

Pour plus d'information, merci de contacter

Contact press

© 2034 by Christophe Victor Proudly created with Wix.com

  • White Twitter Icon
  • White Facebook Icon
  • White Instagram Icon
  • Black Twitter Icon
  • Black Facebook Icon
  • Black Instagram Icon